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Présentation


La chapelle Saint-Vincent du Petit-Séminaire de Pont-Croix

La chapelle Saint-Vincent de Pont-Croix se trouve être la chapelle de l’ancien Petit-Séminaire qui a définitivement fermé ses portes en 1974. De style néo-roman, toute en granit, elle est l’œuvre du chanoine Abgrall. Elle a été consacrée en 1905.

Résumé historique de la chapelle d’après R. Gougay, ancien supérieur du Petit-Séminaire de Pont-Croix (1986).

Clocher
La construction de la chapelle fut décidée en 1901 par Monseigneur Dubillard, évêque de Quimper, qui fut mal impressionné par sa visite à Pont-Croix de la chapelle des Ursulines, chapelle de 1720 qu’il juge « sombre et noire, irrégulière et sans style » et surtout indigne de son Petit-Séminaire. Monsieur l’Abbé Le Coz, fondateur de la Maison de Pont-Croix en 1822, avait une dévotion spéciale pour Saint Vincent de Paul qui fut en son siècle (1581-1660) l’un des promoteurs les plus éclairés de la formation du clergé. Le parchemin déposé dans la fondation lors de la pose de la première pierre, porte que la nouvelle chapelle « sera consacrée à Dieu sous l’invocation de Saint Vincent de Paul ».

On commence la démolition de la Chapelle des Ursulines en septembre 1902. Mr Belbéoch, Supérieur, fait démonter les orgues lors de cette démolition en vue de les transformer et de les améliorer. Il les confie aux ateliers des Frères Wolf, d’origine suisse, qui viennent de s’installer à Quimper.

La première pierre fut posée par Monseigneur Dubillard le 23 décembre 1902, accompagné de deux anciens professeurs, les chanoines Fléiter, Vicaire Général et Abgrall, aumônier de l’Hôpital de Quimper. Mr. Abgrall était aussi l’architecte de la chapelle. Il considère la construction comme son « chef-d’œuvre » parmi les nombreuses églises et chapelles dont il était l’auteur. La première pierre fut scellée par Mr. Corentin Boutier qui habite en face de l’entrée principale du Petit-Séminaire (boulevard Général de Gaulle aujourd’hui).

La dépense prévue pour la construction était de 100 000 francs. L’évêque disposait de 60 000 francs. Pour compléter la somme, il comptait sur la générosité du clergé et des fidèles.

Chevet

Malgré les menaces qui pesaient sur l’Eglise de France, Mr. Belbéoch, Supérieur, prit à cœur la construction décidée par Mgr Dubillard, secondé par l’économe Mr. François-Louis Soubigou. L’entreprise fut confiée à Mr. Gassis, maire de Châteaulin, qui deviendra Sénateur par la suite : « un constructeur d’églises tout à fait expert » assurait le Supérieur. Pour le carrelage, on recourut à une entreprise de Paray-Le-Monial.

La consécration eut lieu le 21 Juin 1905 en présence d’un très nombreux clergé et d’une forte assistance de parents et d’amis. Le Prélat consécrateur était naturellement Mgr Dubillard, évêque du diocèse. Les cérémonies furent dirigées par le chanoine Gadon, Supérieur du Grand Séminaire, ancien professeur. Le sermon était donné par le chanoine Le Roy curé-archiprêtre de Châteaulin.

Les orgues ne furent mises en place que quelques jours plus tard avant la distribution des prix en juillet 1906. Mr Abgrall avait dessiné pour elles un buffet d’un style en harmonie avec le style de la chapelle.

De la chapelle des Ursulines, on a conservé le maître-autel en forme de tombeau en bois des Indes, avec gradins et tabernacle doré. Dans le chœur, autour du maître-autel, on peut remarquer les armoiries d’évêques ou de pères-abbés ayant fait leurs études ou y ayant exercé des responsabilités.

Intérieur

Après la fermeture du Petit-Séminaire en 1974, la chapelle, qui demeure consacrée, sert épisodiquement pour le culte, notamment durant des campagnes de travaux dans la collégiale Notre-Dame de Roscudon. Elle est, depuis septembre 2013, la propriété de l’Oeuvre de Saint-Joseph. En relatif bon état, des travaux notamment sur la toiture, vont s’avérer nécessaires dans les mois qui viennent.